lamadonnedupetrole - Benvenuti @ San Calist

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La Madonne du Pétrôle


“Madame, excusez  moi, pouvez vous vous arrêtez un instant ? »
« Que voulez vous ? » Répondit-elle avec un sursaut, se rapprochant instinctivement de son mari qui marchait prés d’elle.
« Quel bel habit ! Et comme vous êtes belle » dit l’un d’eux.
« C’est vrai, vous me rappelez beaucoup la Madonne du Pétrôle » rajouta l’autre, leur faisant un signe de tête affirmatif.
« Mais oui, oui, c’est vraiment la même ! »
La couple continua à marcher dans la rue, tandis que les jeunes allaient dans la direction opposée .
Apres quelques mêtres, ils marchaient plus vite suite à cette singulière rencontre, la femme se tourna vers son mari.
« Est-ce que tu les connais ? »
« Je ne les ai jamais vu » répondit-il, nullement effrayé.
« Etrange, vraiment étrange, pourquoi m’ont-ils dit une chose pareille. Je ne comprend vraiment pas, j’ai eu très peur ! »
Arrivés chez eux, ils en parlèrent naturellement à leurs fils, qui, évidemment rièrent aux éclats, sans donner d’importance à l’évènement.
La dimanche suivant, comme tous les autres dimanches, l’épisode fut raconté aux Tantes après le diner et avec beaucoup de joie.
« Oh, mon Dieu » s’exclama avec empathie sa sœur, « Comme je te comprends ». Puis, elle dit : « quel délinquants ! »
Son mari, sans émotion, profondément enfoncé dans le nouveau fauteuil écoutait avec attention. Ensuite, il parla :
« De toute manière, cette Madonne du Pétrôle ou doit l’avoir déjà vu quelque part ! ». « Oui, oui, elle devrait bien exister ! »
L’affirmation avait eu pour conséquence d’accrôitre l’agitation des deux sœurs en revanche elle, avait provoque l’hilarité des trois neveux aussi que l’expression amusée du beau frère.
« Mais qu’est ce qu’il est en train de dire ? » qui serait-elle, cette Madonne du Pétrôle ? Ça me fait souci ! »
Ce fut la première réaction de sa femme, qui rencontra le vif accord très surprenant de sa sœur.
Mais les deux femmes ne semblait pas convaincues.
Pourrait-il avoir raison ?
Comme toujours, il pourrait bien avoir raison.
Apres ce premier échange de points de vue, les neveux apportèrent leur contribution et les garçons étaient d’accord avec leur oncle quand aux nièces, en majorité, elles entrevoyaient la possibilité d’un mensonge !
Leur père, comme d’habitude, n’exprima aucun jugement.
Néanmoins, son désaccord transparaissant avec candeur de son visage.
Lui, c'est-à-dire l’oncle, reprit le discours au sujet de l’existence de l’Immaculée Conception, en regardant sévèrement sa femme.
« Es-tu vraiment sure de ne jamais avoir entendu parler de la Madonne du Pétrôle ? »
« Non, répliqua-elle, contrariée. »
« Alors, explique moi, comment peux-tu affirmer qu’elle n’existe pas ? »
« Je te dis que je n’en ai jamais entendu parler. Je l’ai lu. Mais oui, elle existe, la Madonne du Pétrôle existe ! »
La femme de l’oncle regarda a sa sœur. Puis, préoccupée, elle se retourna à nouveau vers son mari, en parlant d’un ton rasséneré.
« Mais sans plaisanter, est ce que c’est réellement la vérité ? »
« Moi, cette Madonne du Pétrôle, je n’ai jamais entendu une personne s’appeler ainsi. Et eux aussi ! » dit-elle, le regard tourné vers les neveux, en invoquant leur aide.
« Et alors, vous êtes tous des ignorants » tonna-t-il. « Comme votre mère ! »
« Et toi, » dit-il en direction du beau frère, qui était toujours assis sur un autre vieux fauteuil, « Tu n’as pas juré que tu n’avais jamais entendu une personne s’appeler ainsi ? »
Il obtint un semblant de réponse qui semblait négative, mais qui, en fait, n’en était peut être pas une.
L’homme, en réalité, n’avait le visage illuminé qu’en la faveur d’imprécations contre la mère de sa femme.
Ces derniers étaient posthumes, car sa belle mère était morte depuis long temps.
« Mon oncle, est ce que la Madonne du Pétrôle existe vraiment ? » demandèrent  en chœur les enfants, avec curiosité.
« Mais bien sur, votre tante est bien ignorante de ne pas me croire. Aussi ignorante que votre grand mère et comme votre mère ! »
« C’est ça ! » dit la protagoniste avec colère, mais pas trop.
Et son mari se mit à rire, suivi pas ses fils.
« Regardez. regardez comme votre tante est furieuse ! » continuait-il sans pitié, fort du consensus qu’il réussissait à conquérir dans ce genre de situation.
Tout l’après midi continua de cette manière.
Le discours fut seulement interrompu par l’annonce du résultat final du championnat, provenant de la télévision toujours allumée.
Avant le souper, les Tantes sortirent toutes ensembles avec le beau frère, qui cette nuit devait être de garde à la station de service, ou il travaillait.

Massimo Pelliccia


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